Je m’appelle Francesco Dellamorte. Curieux comme nom, pas vrai ? François De La Mort. Saint François Des Morts. J’ai souvent pensé à en changer. André Dellamorte, ce serait tellement mieux...

Dellamore Dellamorte est un film de Michele Soavi sorti en 1994, avec Ruppert Everett dans le rôle d'un fossoyeur contraint d'offrir une seconde mort aux occupants de son simetierre qui ont la facheuse tendance de se réveiller 7 jours après leur enterrement. J'ai eu l'occasion de revoir ce film que j'avais vu un an après sa sortie en salle, sur Canal +, il y a presque dix ans.

Ce film italien, à très petit budget, en témoignent les feux follets à fil très visible, est marquant par la poésie qui s'en dégage, et la quête de l'amour ainsi que d'une vie sociale par le fossoyeur, à travers 3 femmes jouées par la même actrice plantureuse (Anna Falchi), chacune de ces trois aventures se terminant mal, la première, veuve éplorée, sera tuée par Dellamorte lui même, qui la prendra pour une morte vivante, la deuxième attend de lui qu'il soit impuissant (ce qu'il simulera de manière... euh... douloureuse!), et la dernière s'avèrera être une fille de joie, qu'il tuera encore par le feu cette fois ci. Cette quête insensée ne le mènera nul part, il n'arrivera pas à sortir de sa condition de marginal à cause de son travail. Il devient fou, et ne parvient pas à pas à reprendre pied avec la réalité.

L'esthétique du film est superbe, le lyrisme gothique et sombre est vraiment très agréable (la scène d'amour sur une tombe en marbre, sur fond de pleine lune), certaines scènes joussives (le dégommage des scouts morts dans l'accident de leur autobus, la mort en personne qui vient donner des conseils à Francesco Dellamorte).

Mon avis sur ce film est globalement positif, je lui donne donc la note de 16/20.